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De nouveaux indices de présence du loup sur le Mont Ventoux (le 05/11/2009 à 22h15)
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De nouveaux indices de présence du loup sur le Mont Ventoux
Article de Ventoux Magazine du 19/10/2009
Ces derniers jours, trois nouveaux éléments viennent d’accréditer la thèse selon laquelle le loup est bien revenu dans le Ventoux. En premier lieu, une attaque d’une douzaine de moutons appartenant à la famille Montagard. Installés à Bedoin, les bergers sont formels : "Plusieurs bêtes sont mortes, victimes du loup". Une thèse qui n’a pas été infirmée par les spécialistes du réseau du suivi du loup qui, sur place, ont pu noter notamment que les os avaient été carrément sectionnés, une piste qui accrédite très sérieusement la piste du loup.
Et puis, au cours de ces derniers jours, deux observations sont venues apporter de l’eau au moulin de l’épineux dossier du loup et de sa présence dans le Ventoux. Un chasseur a formellement reconnu un loup sur le versant sud alors que côté nord, c’est un agent de l’Office National de la Forêt qui a été, lui aussi, le témoin d’une scène en présence un loup. Un agent dûment assermenté et dont le témoignage ne peut être remis en question.
Une chose est sûre désormais : même si, à priori, le loup n’a pas encore élu domicile dans le mont Ventoux, il s’y balade comme dans beaucoup d’autres massifs montagneux français. Et cela ne surprend en rien les spécialistes !
source : FERUS
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Mercantour : un loup capturé et équipé d'un collier-émetteur (le 14/07/2009 à 09h48)
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Mercantour : un loup capturé et équipé d’un collier-émetteur
AFP, 13 juillet 2009
Pour la première fois, un loup a été capturé dans le Mercantour
Un loup a été capturé, pour la première fois depuis son retour naturel en France, puis relâché après avoir été bagué, lundi dans le massif du Mercantour, a annoncé le président du parc national du Mercantour Eric Ciotti.
"C’est le premier loup qui est capturé vivant en France depuis le retour du loup" au début des années 90 dans le Mercantour, a dit à l’AFP M. Ciotti, qui est également président (UMP) du Conseil général des Alpes-Maritimes.
Le loup, une femelle âgée de six à huit ans, est tombé dans un piège à lacet relié au téléphone portable de l’un des agents du parc. Deux agents se sont aussitôt rendus sur place, dans la commune de Saint-Dalmas-le-Selvage. Ils ont immobilisé l’animal avec une fourche et l’ont endormi avant de lui mettre autour du cou un gros collier noir muni d’un radio-émetteur.
Cette capture a été réalisée dans le cadre d’un programme "Proies et prédateurs" réalisé conjointement par le parc du Mercantour, l’Office national de la chasse et de la faune sauvage et le CNRS.
"C’est un grand moment pour tous les agents du parc qui ont beaucoup travaillé sur ce programme", lancé en 2007, a dit M. Ciotti.
Un trappeur américain était venu dans le Mercantour pour former les agents du parc à des méthodes "non invalidantes" de capture du loup.
La balise GPS dont est munie la louve doit permettre de suivre avec précision ses évolutions et de connaître ses durées d’immobilisation, indices d’éventuelles prédations.
Dans le passé, la cohabitation des loups et des bergers a souvent été problématique dans le Mercantour. Les bergers reçoivent de grosses indemnités quand leurs troupeaux ou des bêtes isolées sont attaqués.
Sept meutes de loups, comptant chacune entre deux et cinq individus, ont été recensées dans les Alpes-Maritimes.


source : FERUS
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Un loup tué sur la route dans l'Ain (le 19/05/2009 à 20h57)
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Un loup tué sur la route dans l’Ain
Article Tribune de Genève, 19 mai 2009
Un loup retrouvé mort à deux pas de la frontière
Le cadavre d’un loup a été découvert vendredi dernier dans le Pays de Gex, à Péron (Ain, France, ndlr).
Il gisait sans vie au bord de la chaussée de la 2x2 voies qui traverse le Pays de Gex, reliant Meyrin à Bellegarde. Un loup a été retrouvé vendredi dernier, à la hauteur du lieu-dit de "Grény", soit à deux pas de la frontière. Un automobiliste repérant l’animal a prévenu les gendarmes.
Intervenant sur les lieux, le lieutenant de louveterie et les agents de l’office nationale de la chasse et de la faune sauvage ont évacué la dépouille et l’ont transféré au laboratoire vétérinaire de Bourg-en-Bresse pour analyses. Celles-ci ont révélées que l’animal a été percuté par une voiture et est décédé d’hémorragie. Il s’agit d’un mâle, isolé, qui à cette époque de l’année était vraisemblablement en quête d’un nouveau territoire après s’être séparé de la meute.
Si la présence du loup dans l’Ain est avérée depuis 2003, suite à des attaques de troupeaux de moutons, aucune attaque d’animaux imputables à ce prédateur n’a été recensé ces derniers mois.
Photo Tribune de Genève : le loup percuté par une voiture dans l’Ain
source : FERUS
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Le loup est arrivé en basse Provence (le 15/05/2009 à 12h05)
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Ste-Baume (Var) : le loup est arrivé en basse Provence !
Rappelons en préambule que si l’arrivée du loup dans de nouveaux secteurs est encourageante, ça ne "compense" ni le braconnage ni les tirs imbéciles autorisés par l’Etat sur les meutes installées et notamment sur les animaux dominants (comme la louve abattue ce week-end en Haute-Savoie qui portait des fœtus). On peut avoir un essaimage de loups isolés dans le Massif Central, les Pyrénées, la Montagne Noire, la Sainte Baume, demain le Jura, les grandes forêts de l’Est... Mais si l’on flingue (légalement ou pas) les "émetteurs" de loups, les sources de colonisation, on risque d’attendre longtemps la constitution de populations viables connectées. Il va y avoir "du loup" progressivement presque partout en France mais nous ne voulons pas du folklore, une bête par ci, une bête par là. Nous voulons des populations lupines en état satisfaisant. Lorsque les meutes connectées seront nombreuses, nous serons moins stricts sur des" interventions ponctuelles raisonnables".
Un loup a été identifié cet hiver dans le massif de la Sainte-Baume, au sud-ouest du département du Var.
Deux échantillons de crottes ont été récoltés en février 2009 sur la commune de Mazaugues (Var). Après analyses génétiques, elles ont permis d’identifier un loup mâle, jamais relevé jusque là.
Depuis 2008, des attaques suspectes ont eu lieu sur des troupeaux dans le massif, ce qui laissait déjà supposer la présence possible du grand canidé. C’est désormais confirmé.
Reste à savoir désormais si cet individu va s’implanter durablement ou s’il ne s’agissait que d’un loup de passage.
Il s’agit de la première mention certifiée de présence du loup en Basse Provence, alors qu’elle est avérée, de manière temporaire ou permanente, à quelques centaines de kilomètres de là, dans de nombreux massifs de Haute Provence (massif du Cheiron-06, plateau de Canjuers-83, montagne de Lure-04, Mont Ventoux-84).
Pour les non initiés, la présence du loup dans le sud du Var pourrait surprendre. En effet, à tort, on associe plus volontiers le loup aux alpages alpins qu’aux forêts méditerranéennes. En fait, le loup a très peu d’exigence en terme d’habitats, du moment qu’il trouve des zones tranquilles de repos et des proies. Ne trouve-t-on pas des meutes de loups dans des plaines céréalières, des landes ouvertes ou de vastes plantations de pins en Espagne ?
Le massif de la Sainte-Baume, qui comprend la chaîne proprement dite ainsi que les plateaux calcaires attenants au sud et à l’est, représentent une vaste zone naturelle de près de 400 000 ha, entre 300 et 1148 mètres d’altitude. Bien que parcouru toute l’année (randonneurs, VTT, chasseurs, spéléologues…), ce massif reste très sauvage, du fait de sa faible fragmentation (très peu de routes, quelques villages) et de son importante surface forestière. Du point de vue des proies potentielles du loup, le sanglier est très abondant comme partout dans le Var. Le chevreuil est également bien présent en Sainte-Baume. Si le cerf est encore absent, le chamois est en cours d’introduction par les chasseurs.
Pour toutes ces raisons, le massif de la Sainte-Baume convient admirablement bien à l’espèce.
La présence d’un loup en Sainte-Baume met en lumière son possible retour, à court ou moyen terme, dans d’autres massifs provençaux favorables, comme dans le Lubéron, la Sainte-Victoire ou les Maures. A nous de l’anticiper et de faire en sorte qu’il se passe de la meilleure façon, en informant la population locale sur la réalité du loup, animal ni mythique ni maléfique…
source : FERUS
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La louve abattue portait des louveteaux (le 13/05/2009 à 10h02)
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La louve abattue portait des louveteaux ! Cyber-action, réagissez !

D’après nos premières informations, la louve abattue ce week-end en Haute-Savoie par un lieutenant de louveterie était bien la louve dominante de la meute : l’autopsie a montré qu’elle portait des fœtus. Le risque que la meute éclate et que les attaques aux troupeaux augmentent du fait d’individus isolés n’est pas négligeable. Le but recherché n’était-il pas de réduire ces dommages ?
FERUS invite tous les amis du loup et de la nature en général à protester contre ce tir qui pourrait s’avérer désastreux et pour la population de loups et pour les troupeaux ovins de Haute-Savoie. FERUS propose la lettre type ci-dessous à adresser à Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie. Vous pouvez y rajouter votre propre argumentation ou écrire votre propre courrier. Dans tous les cas, merci de rester cordial ! N’oubliez pas d’indiquer vos nom et prénom.
Le courrier de protestation est à adresser a ministere@developpement-durable.gouv.fr ET à ministere@ecologie.gouv.fr ET via ce formulaire de contact (choisir le thème "écologie")
Afin de mesurer la portée de cette cyber-action, merci de nous indiquer votre participation (lettre type envoyée) à action@ours-loup-lynx.info en indiquant simplement "participation louve".
FERUS adressera également un courrier officiel au ministère (en ligne dans la semaine).
MERCI POUR LES LOUPS, MERCI POUR LA NATURE !!!
Nous devons être nombreux à nous exprimer.
source : FERUS
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Une louve abattue ce week end en Haute-Savoie (le 13/05/2009 à 10h00)
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Une louve abattue ce week-end en Haute-Savoie

Note de Ferus : On pourra dire qu’ils voulaient la peau du loup et ils l’ont eu.... FERUS rappelle qu’il est opposé aux prélèvements de loup par l’ONCFS et lieutenants de louveterie, tirs réalisés avec des armes à longue portée et pas souvent près des troupeaux : c’est tuer un loup pour tuer un loup. De plus (et surtout !), les loups des Glières ont déjà subi un cas de braconnage avéré en février dernier. C’était impensable que le France remette le couvert, d’une façon légale cette fois ci, mais elle l’a fait. Le pire est que ça risque d’être contre-productif pour les troupeaux domestiques : si la louve s’avère être un animal dominant, elle a ou est sur le point de mettre bas ce qui peut conduire à l’éclatement de la meute pouvant lui-même conduire à une augmentation des dommages sur troupeaux du fait de loups isolés (la louve du Queyras et ses 5 fœtus tuée par une voiture en mai 2008 constitue un précédent de la sorte). Bref, une opération désastreuse et pour la population de loups de Haute-Savoie et pour l’élevage ovin haut-savoyard...
AFP, 9 mai 2009
Haute-Savoie : une louve abattue sur arrêté préfectoral
Une louve a été abattue samedi au plateau des Glières (Haute-Savoie) sur arrêté préfectoral, après que plusieurs attaques eurent été constatées sur le secteur, constituant le premier prélèvement depuis 3 ans en France, a-t-on appris dimanche auprès de la préfecture.
"Plusieurs dizaines d’attaques de loups avaient été constatées dans ce secteur depuis le début de l’année, au préjudice des éleveurs, provoquant les vives réactions de ces derniers", a expliqué le directeur de cabinet Jean-Yves Hazoumé.
Le tir de prélèvement a été effectué dans la nuit de vendredi à samedi (1h15 du matin, ndlr) par un lieutenant de louveterie, seul habilité avec les gardes de l’ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage) et les chasseurs désignés par la préfecture, à procéder à ces tirs de prélèvement dans les zones et les délais prévus par le Conseil national pour la protection de la nature (CNPN).
Si, en 2008, les autorités ont délivré l’autorisation de six tirs dits de "prélèvement", autorisant l’abattage de loups dans une zone géographique touchée par des attaques de troupeau, aucun animal n’a été tué.
Les derniers abattages de loups remontent à 2006.
Les loups en liberté était 150 en France début 2008, selon les chiffres de l’ONCFS, qui constate depuis 1992 le retour du loup dans les Alpes françaises, par "colonisation naturelle" depuis l’Italie.
source : FERUS
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Le loup se rapproche de la Haute-Loire (le 28/04/2009 à 18h49)
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Le loup se rapproche de la Haute-Loire
Article le Progrès, 22 avril 2009
Le loup installe sa tanière dans le Massif central
Et si le loup revenait en Haute-Loire ? Pas d’observations encore mais une certitude : le canidé se rapproche. Sa présence dans le Massif central est officiellement confirmée par la création d’une zone de présence permanente dans le Cantal
C’est le retour « officiel » du loup. Un retour à pas de loup certes, mais un retour qui fait pourtant grand bruit.
Car si la présence du canidé était devinée depuis des années dans le Massif central, elle vient officiellement d’être reconnue avec la création d’une zone de présence permanente (ZPP) dans le Cantal ces derniers jours.
Le réseau loup-lynx, qui a dessiné les contours de cette ZPP sur les Monts du Cantal et la commune de Saint-Jacques-des-Blats, matérialise ainsi le retour du loup sur ses terres emblématiques, celles de la Bête du Gévaudan et des loups de la Margeride.
Cette ZPP lève surtout les doutes après la découverte d’indices nombreux sur le retour du loup dans le Massif-Central.
Vu formellement dans le Cantal et en Lozère, mais aussi dans le Puy-de-Dôme au cours des dix dernières années, le loup a laissé deviner sa présence en Ardèche. Mais en Haute-Loire, rien. Pas d’observation visuelle, pas d’indices probants. Faut-il en déduire que le loup boude le département ?
Du côté de la fédération départementale de la chasse, on se refuse à cette hypothèse. « Si le loup a été vu en Lozère et dans le Cantal, il n’y a pas de raisons pour qu’il évite la Haute-Loire » explique un technicien.
« Aucune observation n’a semé le doute ou lancé une suspicion à l’heure actuelle, mais au vu de la quiétude des zones naturelles dans le département, le loup pourrait s’y installer sans problème. »
Reste que si le loup devait s’installer dans le département, son choix pourrait davantage se porter sur l’Ouest, notamment la Margeride et les vallées de l’Allier. « Il y a une grosse densité de gibier à l’Ouest de la Haute-Loire, notamment avec les cerfs dans la vallée de l’Allier. L’environnement est donc assez favorable. D’autant plus qu’à la différence de l’Est, la Margeride et la vallée de l’Allier ont une bien moindre densité de population et d’activité humaine. L’environnement est donc très favorable au retour du loup. »
Pour quand les premières apparitions du loup en Haute-Loire ? Pas de réponse pour le moment même si tout le monde sait qu’il faut s’y attendre…
Quant à la nature des loups observés dans le Massif central, tout porte à croire qu’il s’agit de canis lupus italicus, autrement dit des loups de la même lignée italienne que ceux observés dans les Alpes. Et pour arriver jusqu’au Massif central, ces individus ont survécu à la traversée des autoroutes, de la ligne de TGV et du fleuve dans le couloir Rhôdanien.
De multiples indicateurs de la présence du loup autour de la Haute-Loire
Avec la ZPP des Monts du Cantal, la présence du loup dans le Massif central s’officialise. Cela même alors que le canidé avait déjà été repéré à de multiples reprises dans la région au cours des douze dernières années.
L’une des premières apparitions formelles du loup a lieu dans le Cantal en octobre 1997. Un canidé est percuté et tué par une voiture près du Lioran (commune de Laveissière). Stupeur : ce n’est pas un chien mais bien un loup. Les analyses génétiques permettent d’établir que l’animal appartient à la lignée génétique Italie-Mercantour.
En 1999, c’est à Apchat dans le Puy-de-Dôme, une commune distante d’une dizaine de kilomètres seulement de Blesle en Haute-Loire, qu’un éleveur abat ce qu’il croit être un chien rodant autour de son exploitation. Là aussi, il s’agit finalement d’un loup, en l’occurrence un mâle d’origine italienne.
En janvier 2006, la Lozère parle du loup à son tour. Après la découverte d’un cadavre de chevreuil à Saint-Laurent-de-Muret, des analyses génétiques sont réalisées sur des échantillons prélevés à proximité. Ces analyses permettent de pointer un mâle jamais identifié jusque-là et une femelle identifiée à plusieurs reprises dans les Alpes en 2004 (massif du Queyras).
En juillet 2006, deux pattes d’un même loup mâle d’origine italienne ont été déposées devant les gendarmeries de Trèves (Gard) et Rivière-sur-Tarn (Aveyron).
En juillet 2006 toujours, c’est en Ardèche, dans le massif de Tanargue sur la commune de Saint-Etienne-de-Lugdarès, que le loup fait parler de lui. Un cadavre de brebis laisse penser au mode opératoire du grand canidé. Mais aucune confirmation officielle n’est donnée.
Lors de l’hiver suivant (2006/2007), des traces de loups auraient été découvertes dans plusieurs secteurs du sud du Massif central : dans le massif de l’Aubrac (nord-ouest de la Lozère), dans la Margeride (nord de la Lozère) et dans les Cévennes (Gard et Lozère). Seule la trace d’un individu sur le massif de l’Aubrac, plus précisément sur la commune des Salces, a été jugée probable par le réseau loup-lynx.
Le 20 janvier 2008, un loup a été observé et photographié dans les Monts du Cantal sur la commune de Lavigerie. Les analyses génétiques d’une crotte prélevée sur le terrain ont confirmé qu’il s’agissait d’un loup mâle, jamais identifié jusque-là.
En mars 2008, des poils recueillis sur la commune proche de Saint-Jacques-des-Blats appartenaient à ce même individu. Puis en mai 2008, un randonneur parvient à filmer un loup sur la Brèche de Roland.
En effet, un loup est observé et photographié en décembre 2008.
Le 22 janvier 2009, une piste de loup est suivie, puis un loup est observé visuellement, sur le versant sud-ouest du Mont Lozère, dans le Parc national des Cévennes.
En février 2009 enfin, des agents de l’ONCFS ont suivi une piste de loup sur plus de deux kilomètres, sur la commune de Saint-Jacques-des-Blats.
Repères
La première ZPP du Massif Central
On parle de Zone de Présence Permanente (ZPP) lorsqu’un territoire est peuplé à l’année et depuis au moins deux hivers consécutifs, par une ou plusieurs meutes ou individus. Par ailleurs, au cours de ces deux hivers, la présence de l’espèce doit également être prouvée par des analyses génétiques (à partir de fèces, de poils ou d’urine). On compte, au sortir de cet hiver, vingt-six ZPP en France, essentiellement dans l’arc alpion et les Pyrénées. Parmi les deux nouvelles, celle des Monts du Cantal (la première dans le Massif central). La seconde concerne la Montagne de Lure. En revanche, la ZPP de la Tarentaise a été déclassée.
Rémi Barbe
Photo : loup photographié dans le Cantal (janvier 2008).
source : FERUS
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Autorisation du tir d'un loup en Haute-Savoie (le 24/04/2009 à 07h42)
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Autorisation du tir d’un loup en Haute-Savoie : l’Etat cède aux anti-loups

La secrétaire d’Etat à l’Ecologie vient d’autoriser la prolongation du protocole de destruction de tir de loup 2008-2009 qui était valable jusqu’au 31 mars 2009. Cette prolongation permet au préfet de Haute-Savoie, et uniquement celui-ci, d’abattre un loup avant la mise en application du nouveau protocole 2009-2010 (31 mai 2009). Neuf communes des Glières sont concernées.
La réaction de Ferus :
Du braconnage au bricolage : l’Etat cède aux braillards
La secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Chantal Jouanno, vient d’autoriser le tir hâtif d’un loup en Haute-Savoie.
Ferus condamne cette décision aux relents électoralistes.
On se souvient qu’un braconnier a tué un loup au Petit-Bornand (Haute-Savoie) en février dernier. On sait que le braconnage des loups est très important en France : à partir des données officielles, Ferus l’a estimé à au moins 100 animaux en 10 ans.
On aurait donc pu croire que la priorité en Haute-Savoie était de faire reculer le braconnage de cette espèce protégée. Mais en période pré-électorale, la tradition est de plaire aux chasseurs et au monde agricole.
L’abattage de ce nouveau loup est si peu justifiée qu’il n’a même pas été évoqué lors du dernier Groupe National Loup, où personne ne l’a demandé : ni les éleveurs, ni l’administration locale, ni même le député de Haute-Savoie Martial Saddier qui s’est longuement exprimé.
C’est le cabinet de Chantal Jouanno qui a quasiment forcé la main de son administration pour obtenir la peau du loup. Ce bricolage prouve hélas que Grenelle ou pas, la mobilisation est plus que jamais nécessaire si on veut sauver les espèces protégées qui dérangent.
source : FERUS
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Loup : le Cantal devient zone de présence permanente (ZPP) (le 20/04/2009 à 22h53)
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Loup : le Cantal devient zone de présence permanente (ZPP)
lundi 20 avril 2009
Note de Ferus : en hiver 2007-2008, le massif du Carlit dans les Pyrénées-Orientales devenait la première ZPP (Zone de Présence Permanente) hors des Alpes. Depuis cet hiver, il faudra aussi compter avec le Cantal !
Article La Montagne, 10 avril 2009
Le loup, dans le Cantal, a été repéré deux hivers de suite. En conséquence, le réseau loup-lynx, qui suit l’animal a niveau national, a élargi son action au Cantal en classant Zone de présence permanente (ZPP) les monts du Cantal.
A la lumière des différents éléments recueillis les deux hivers derniers, le réseau loup-lynx a décidé d’élargir son réseau en classant une partie du Cantal Zone de présence permanente (ZPP) du loup. Celle-ci porte le nom de « Monts du Cantal ». Celle-ci couvre naturellement les communes sur lesquelles des indices ont été relevés, et les espaces dans lesquels le loup est susceptible de se déplacer.
Qu’est-ce qu’une ZPP ? Il s’agit d’un territoire où, pendant aux moins deux hivers consécutifs, la présence d’un ou plusieurs loup est attestée, non seulement par des observations visuelles ou des traces, mais également par une corroboration génétique.
En conséquence, de nouveaux correspondants pour le réseau dans le Cantal vont être formés à la collecte des indices, en plus des agents de l’ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage).
A deux reprises pendant l’hiver 2007-2008, des analyses génétiques avaient pu être réalisées, la première en janvier 2008 sur des excréments prélevés sur le Peyre-Arse, la seconde en mars sur des poils à Saint-Jacques-des-Blats. Les deux fois, il s’agissait du même individu, un mâle, de souche italienne.
Cet hiver, des indices et des observations attestent de sa présence, toujours sur le même secteur. Il a été photographié en décembre par un randonneur en raquettes ; en février, les agents de l’ONCFS ont pu suivre sa trace sur plus de deux kilomètres, toujours sur le territoire de Saint-Jacques-des-Blats.
A la fin de l’hiver précédent, vingt-cinq ZPP étaient comptabilisées sur le territoire français. Le bilan provisoire, à la suite de cette nouvelle campagne hivernale, est de 26 ZPP avec deux nouvelles, celles du Cantal et de la Montagne de Lure (Alpes de Haute-Provence), et une en moins, celle de la Tarentaise.
Jean-Baptiste Ledys
Photo : loup dans le Cantal en décembre 2008 (Christophe Borel)
source : FERUS
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Au moins 100 loups braconnés en France depuis 2000 (le 10/04/2009 à 20h20)
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Au moins 100 loups braconnés en France depuis 2000 !
" En prenant une valeur minimale prudente, au moins une centaine de loups ont été éliminés illégalement depuis 2000, soit en moyenne plus de 10 par an, mais la réalité peut atteindre quelques dizaines certaines années. Avec un taux de croissance de 20 à 30 % par an, l’effectif de la population actuelle devrait être compris entre 250 et 500 individus alors que l’effectif estimé est de l’ordre de 150 individus."
Régulièrement, les ONG de protection et particulièrement Ferus ont appelé l’attention des partenaires du dossier loup sur l’importance du braconnage de cette espèce protégée. Nous avons quelques cas avérés que chacun connaît, auxquels s’ajoutent de nombreuses rumeurs invérifiables, des récits qui semblent fiables mais ne sont pas reproduits en public, et le constat de la disparition brutale de meutes dans certaines ZPP. Ferus vient de faire un travail plus rigoureux d’évaluation de la mortalité inexpliquée des loups dans la population française. Nous disposons désormais du recul nécessaire. Il s’agit bien de la mortalité qui ne peut pas être mise sur le compte des causes "normales" (manque de nourriture, intempéries, maladies, conflits entre loups, circulation routière, vieillesse, voire d’autres facteurs humains). Les accroissements admis par la littérature scientifique et constatés par l’ONCFS en France de 1992 à 2000 intègrent ces causes "normales". Il nous apparaît assez vain de disserter longuement sur les modalités de tirs légaux quand un si grand nombre de loups sont tués illégalement chaque année. Nous avions dit dès les premières réunions du groupe national que nous ne voulions pas que s’instaure en France une situation dite "à l’italienne" (sans offense pour nos voisins) où la gestion de l’espèce se fait en réalité par le braconnage. .Administration et chasseurs citent volontiers le modèle du plan de chasse comme dispositif permettant d’encadrer l’accroissement d’une population sur un territoire donné. Quelle serait la fiabilité et la crédibilité d’un système de plan de chasse où pour un animal tué légalement, quarante seraient braconnés ? Il est clair pour nous que la priorité pour les mois et les années qui viennent est la mise en échec de ce braconnage et non l’octroi de facilités de tirs officiels supplémentaires dont on ne pourra jamais mesurer les conséquences réelles sur "l’état de conservation favorable" de la population de loups dans ces conditions.
source : FERUS
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Mises à jour
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