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Sommaire des articles de cette rubrique
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Evolution de la perception du loup (le 01/02/2007 à 20h55)
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Evolution de la perception du loup
Europe et Asie
L’image des loups n’a pas toujours été négative. Dans certains pays du bassin méditerranéen, le loup était associé, dès l’Antiquité, à la fertilité et à la lumière. Tuer un loup blanc portait malheur dans la plupart des civilisations anciennes car il était assimilé à un « loup-lumière », au culte du soleil. Le loup a présidé à la fondation de grandes cités telles que Rome avec sa louve nourricière.
Dans les civilisations antiques, l’homme a toujours assimilé le loup à la force guerrière. C’était alors un animal respecté mais redouté. Le loup a été l’emblème des légions romaines avant que l’aigle prenne sa place. Des combattants gaulois ornaient leur casque de têtes de loup pour impressionner l’adversaire mais aussi pour s’attribuer le courage et l’habilité de l’animal dans le combat. A l’aube de l’ère chrétienne, les guerriers germains mangeaient le cœur des loups pensant qu’ainsi ils s’octroyaient les qualités combatives et viriles de l’animal. Chez les Vikings, le loup était assimilé à un animal guerrier ou à un animal pourvu de forces destructrices redoutables. La mythologie latine et germanique fut un terreau favorable à l’éclosion d’histoires terrifiantes consacrées au loup.
L’église catholique, à son époque d’évangélisation, contribua beaucoup à l’identification du loup au mal en prenant l’image de la brebis innocente qu’il fallait protéger du loup. Sous la renaissance des histoires de loups-garous ont hanté l’imaginaire des hommes donnant lieu à des procès ou des « chasses aux sorcières ».
Dès la fin XVIIè et jusqu’au XIXè siècle, apparaissent des récits populaires issus de la tradition orale écrit sous forme de contes par Charles Perrault, Alphonse Daudet, Wilhem Grimm sans oublier les fables de Jean de La Fontaine. « Le petit Chaperon rouge » de Charles Perrault (1697) a laissé dans les esprits des enfants une image négative du loup. Dévorer les agneaux et autres chevreaux était une faute qui méritait un châtiment à tel point que le loup sera même puni avant de dévorer ses proies au XXè siècle.
Amérique du Nord
La plupart des tribus indiennes se plaçaient sous la protection d’un animal totémique. A de nombreuses reprises, le loup devenait un collaborateur du dieu créateur. Le loup joue donc un rôle important dans la vie de la tribu en étant un emblème pour plus de trente nations indiennes dont les Hurons.
Les chasseurs amérindiens prêtaient plusieurs qualités positives au loup telles que l’intelligence, le courage et l’habilité. Leur dépendance au gibier pour survivre mettait les chasseurs en compétition avec le loup. Malgré cela, ils ne montraient aucune animosité envers lui, le loup n’étant ni bon, ni mauvais mais tout simplement présent sur la terre.
Les Inuits honoraient le loup plus que tout autre animal. Chez les Montagnais du Québec il était nommé « maiken » terme signifiant « celui qui déchiquette ». Les Montagnais reconnaissaient l’organisation sociale de la bande composée d’un chef, d’un éclaireur, de chasseurs et de loups plus âgés.
Les premiers immigrants français qui arrivaient en Nouvelle France apportèrent tout le symbolisme que l’animal représentait pour la religion, la politique, la mythologie et les légendes. Le loup était considéré comme un compétiteur pour le paysan. Il leur enlevait leur bétail et le gibier nourricier environnant. Pour le clergé c’était une nature sauvage. Le message était identique dans toute l’Amérique du Nord : le loup n’a aucune utilité pour l’homme et il faut s’en débarrasser à tout prix. |
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Historique des programmes de controle du loup au Québec (le 01/02/2007 à 20h57)
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Historique des programmes de contrôle du loup au Québec
Pour éliminer le loup les gouvernements successifs, sur une période de 130 ans, mirent en place quelques incitations d’ordre pécuniaire et des programmes de contrôle de prédateurs.
Jusqu’en 1869, la somme de 2 livres et 10 chelins est accordée pour chaque loup tué. Au début du 20ième siècle, une prime est allouée à toute personne qui présente la tête avec la peau et les oreilles entières d’un loup à un juge de paix. Ce système sera maintenu jusqu’en 1957 avec quelques différences sur les montants des récompenses. Le loup ne faut pas la seule victime de ces lois. Ainsi l’ours noir en 1929 et le renard en 1957 furent ajoutés à la listes des animaux indésirables. En 1959, 1647 loups ont été capturés.
En 1961 la loi change. Elle est plus axée sur l’élimination sélective des loups plutôt que sur le prélèvement aveugle. En effet, l’appât du gain fit capturer des animaux pas nécessairement fautifs et même des chiens. Pour remplacer le système de primes, une équipe de répression spéciale composée de 6 à 10 piégeurs et d’un biologiste fut mise en place. Mais le nombre d’animaux capturés était bien moindre par rapport au système de primes. On rétablit donc ce système de 1967 à 1971 et on nota un nouvel accroissement du nombre de captures (850 loups en 1967). Ce système fut abolit définitivement en 1971. Le gouvernement exerça le contrôle lui-même par le piégeage (notamment avec l’utilisation de strychnine). Si cette méthode était très efficace pour tuer les loups, elle fit d’autres victimes non visées tels les rapaces et d’autres carnivores.
Aujourd’hui toute action sur les prédateurs doit être soumise à l’esprit de la Loi de la conservation de la faune et ne doit pas « se faire au détriment des caractéristiques génétiques des espèces visées, ni aux dépens de l’ensemble de la faune présente ou du milieu dans lesquels elles se produisent ».
N’oublions pas qu’aujourd’hui encore certaines municipalités, où des concentrations de cerfs sont présentes en hiver, offrent elles-mêmes des « aides financières » à des piégeurs pour stimuler la capture de loups. Seule la sensibilisation et l’éducation pourront empêcher ces pratiques d’un autre temps. |
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Recherche sur le loup au Québec (le 01/02/2007 à 21h01)
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Recherches sur le loup au Québec
Apparence physique Le loup présent au Québec est le loup gris (Canis lupus) qui tire son nom de la couleur dominante de sa robe. Ce gris est en fait obtenu par le mélange de longs poils noirs sur le dos et les flancs et de petits poils denses et courts de couleur plus pâle. C’est la densité des poils noirs qui se trouvent sur le dos qui donnent les différentes intensités de gris d’un individu à l’autre. En été, lors de la mue, les poils sont moins denses et la teinte est plus foncée.
Les espèces En Amérique du Nord, il existe deux espèces de loup : le loup gris (Canis lupus) et le loup roux (Canis rufus). En 1944, Goldman subdivisée la première espèce en 23 sous-espèces sur la base de mesures crâniennes. Le loup roux comptant lui 3 sous-espèces. Cette classification a été révisée par Nowak en 1995 qui propose de réduire à 5 le nombre de sous-espèces de loup gris en Amérique du Nord.
Sur le territoire québécois, deux sous-espèces sont reconnues : le loup de l’Est et le loup du Labrador. La description des sous-espèces s’est faite sur un nombre limité de crânes et bien avant les grands travaux scientifiques sur le loup des années 60. Depuis on a pu noter des variations importantes dans la taille des loups regroupés au sein d’une même sous-espèce. A la suite d’étude et d’analyse de nombreux crânes, une autre classification basée sur l’habitat et la distribution des proies a été initiée. Au sud on retrouve le type « algonquin » un loup de petite taille habitant les forêts feuillues et les forêts mixtes, se nourrissant principalement de cerfs de Virginie. Au centre et au Nord, le type « boréal », un loup de constitution plus robuste habite la forêt mixte et la forêt de conifères et se nourrit de caribous et d’orignal. Au delà du 55ième parallèle, le type « toundrique » est un loup de taille imposante, de couleur pâle qui se nourrit des caribous de la toundra.
Estimation de la population de loups La population de loups au Québec s’élève à 7000 individus. C’est bien faible par rapport aux 600 000 caribous, 276 000 cerfs de Virginie, 86 000 orignaux et 60 000 ours qui peuplent les forêts et la toundra de la province québécoise. C’est pourtant la quatrième plus importante population au Canada après celles des Territoires du Nord-Ouest (9500 loups), de l’Ontario (9550 loups) et de la Colombie Britannique (8100 loups).
Caractéristiques générales de l’habitat du loup Pas de préférence pour un habitat particulier. On peut retrouver des loups dans la toundra arctique, dans les plaines, les forêts feuillues, mixtes ou résineuses. Ils sont là où sont les ongulés qui leur servent de proies. Ce qui ne signifie pas qu’il y a présence de loups à un endroit où se trouvent une grande quantité de proies. Certains facteurs relevant de l’occupation humaine du territoire contribuent à réduire la présence du loup. Sa présence est en effet réduite lorsque la forêt régresse face à l’agriculture ou à l’implantation de zones d’habitation. Le loup se hasarde alors dans ces milieux fragmentés pour aller chercher sa proie préférée, le cerf de Virginie, ou plus rarement pour aller prélever du bétail. Il s’aventurera dans ces milieux marginaux lorsque ceux-ci seront à proximité d’un massif de forêt de superficie assez considérable. Lorsque que le couvert forestier est réduit à environ 25%, le loup ne s’aventure pas dans ces conditions.
Tanières
 Croquis d’une tanière utilisée dans la réserve faunique des Laurentides montrant le couloir principal et un couloir secondaire (Croquis : Claire Gagnon)
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Voici quelques caractéristiques des tanières utilisées par les loups. L’architecture d’une tanière est simple. Dans la majorité des cas elle se compose d’un tunnel d’une longueur moyenne de 232 cm avec une ouverture plutôt arrondie ou aplatie d’une dimension d’environ 43 cm de hauteur. Elle est généralement orientée au sud, sud-est ou sud-ouest. Les tanières observées ont été trouvées dans une grande variété de couverts végétaux issus de différentes perturbations telles que les coupes forestières, plantations, les chablis, les épidémies d’insectes, les feux. Par contre les loups sont exigeants quant aux sols dans lesquels ils souhaitent creuser leurs tanières. Ils choisissent de creuser dans des sols filtrants ce qui leurs assurent une construction solide et salubre et donc de pouvoir réutiliser leur habitat plusieurs fois. Les tanières sont utilisées d’une année sur l’autre par la même meute. Au mois de mars ou d’avril, la meute regagne le site de mise bas. La femelle reproductrice aménage sommairement le repaire où elle se tiendra pendant plusieurs semaines. |
 Ouverture d’une tanière de loups à la réserve faunique des Laurentides (Photo Hélène Jolicoeur)
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La reproduction La saison de reproduction des loups au Québec surviendrait entre le début février et la mi-mars. La durée de gestation chez les loups étant de 62/63 jours, la mise bas aurait donc lieu entre la fin avril et la mi-mai. La taille moyenne des portées varie entre 5, 6 et 6, 8 louveteaux. Les louveteaux restent pendant près de 3 mois à la tanière ce qui nous amène à la fin du mois de juillet. Ensuite, la meute devient semi-nomade jusqu’à la fin septembre. Elle se déplace à différents endroits dits « sites de rendez-vous ». Ces sites peuvent être fixes ou ce peut être des lieux où de grosses proies sont abattues. A partir du mois d’octobre, la meute accompagnée des nouveaux venus se déplace pour commencer ses activités de chasse sur son territoire.
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Organisation sociale et occupation territoriale (le 01/02/2007 à 21h05)
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Organisation sociale et occupation territoriale
Taille des meutes Au Québec, la taille moyenne des meutes au début de l’hiver dans des secteurs non soumis à la chasse et au piégeage varie selon les régions entre 5 à 8 loups. Ces chiffres tombent entre 3 à 5 et 3 à 7 loups dans les secteurs où le prélèvement est autorisé.
Les territoires des loups La superficie varie selon la grosseur de la proie, sa densité et la taille de la meute. Lorsque deux proies importantes telles que l’orignal et le cerf de Virginie sont présentes, l’étendue des territoires est en moyenne inférieur à 300 km². Mais lorsque l’orignal constitue la seule proie du loup, les territoires moyens sont supérieurs. En résumé, plus les proies sont nombreuses et plus la superficie du territoire est réduite.
Déplacement
 Loups en déplacements. Eté comme hiver, les loups aiment se déplacer à la queue leu leu, laissant dans la neige l’impression d’une seule piste. Photos : Pierre Bernier à gauche et François Carretier à droite.
Les déplacements quotidiens des loups sont habituellement inférieurs à 20 km été comme hiver. Pour faciliter leur déplacement en hiver, les loups empruntent souvent les pistes de motoneige. Le nombre de proie ainsi que la présence des jeunes louveteaux affecte le niveau d’activité quotidien de la meute. Les couples reproducteurs sans jeune parcourent plus de terrain par jour que les meutes accompagnées des louveteaux de l’année. Mais parmi les meutes accompagnées de jeunes certaines parcourent plus de kilomètres suivant si leur territoire est suffisamment pourvu en proies ou non.
Régime alimentaire Leur régime saisonnier a pu être reconstitué à partir de l’analyse de leurs excréments (surtout des résidus non digestes présents). Il résulte de cette analyse que ce sont les grands cervidés qui constituent la base de leur alimentation hivernale. Les autres espèces utilisées sont le castor au début et à la fin de l’hiver ainsi que le lièvre dans une quantité moindre. L’alimentation du loup est plus variée en été mais les grands cervidés et le castor restent l’alimentation principale.
Sélection des proies
Les loups sont des opportunistes et ils préfèrent s’attaquer aux proies les plus faciles à tuer. Si plusieurs espèces de cervidés sont présentes, le loup s’attaquera à la plus petite espèce ou à celle qui sera la moins bien adaptée à son milieu. Entre l’orignal et le cerf de Virginie, le loup n’hésite pas, il préfère le cerf. De même, le caribou sera préféré à l’orignal lorsque ces deux espèces sont présentes et aussi abondantes sur un territoire. Les premières proies à être tuées sont les individus qui sont les moins vigilants à détecter leur présence, les moins rapides à fuir ou les moins résistants à la course. Parmi ces proies l’on retrouve les jeunes de petite taille et inexpérimentés, les vieux, les faibles et les malades. Lorsque ces proies se font trop rares pour nourrir l’ensemble de la meute, les loups doivent donc augmenter leur effort de chasse. Les loups, pourvus d’une mâchoire puissante et redoutable, peuvent abattre la plupart des gibiers en santé. En effet, les canines et les incisives servent respectivement à saisir leur proie et à déchirer la chair. Les carnassières, c’est à dire les dernières prémolaires de la mâchoire supérieure et les premières prémolaires de la mâchoire inférieure, coupent la viande comme des ciseaux. Enfin les molaires placées justes derrière les carnassières mâchent en écrasant les lambeaux de chair. L’alimentation annuelle du loup va donc dépendre de la taille de la meute, de la disponibilité et de la vulnérabilité des proies et de certaines conditions comme la neige.
Taux d’utilisation des carcasses Le loup tue pour se nourrir et non pour le plaisir de tuer. La découverte d’une carcasse à peine consommée ne signifie pas que les loups gaspillent la viande. Pour le cerf de Virginie, le taux d’utilisation des carcasses dépasse largement 80%. Même chose pour l’orignal qui mentionne un taux d’utilisation très élevé. Ce taux diminue graduellement de janvier à avril alors que les conditions de neige avantage le loup plutôt que le cerf. De plus les conditions de neige affaiblisse la résistance des proies et augmente leur abattage. Ce gaspillage apparent peut être la conséquence d’un dérangement par l’homme quand il déplace la carcasse ou la manipule par exemple. Cela peut aussi s’expliquer par l’instinct de se constituer des réserves lorsque les temps sont plus durs. Un cerf de Virginie peut être tué par un seul loup. Il peut donc être intéressant pour les individus qui composent la meute de se séparer pour chasser en solitaire. Des proies peuvent être tuées en même temps et laissées sur place en attendant que la meute se réunisse pour les consommer.
La consommation d’une carcasse de cerf se fait en trois temps :
- Après la capture, le fœtus, les cuisses, l’abdomen, les épaules et le dos sont rapidement engloutis. L’ingurgitation de ces différentes parties du corps peut se faire simultanément s’il y a plusieurs loups ou progressivement s’il y a un seul loup à partir du point d’attaque.
- A la suite de ce premier gavage, les loups prennent un moment de repos.
- Une fois la nourriture digérée, les loups reviennent à la carcasse, chassent les corbeaux et les aigles et s’emparent du squelette qu’ils disloquent complètement. Chaque animal se met à l’abri avec un morceau restant (la tête, le cou, les côtes, un membre inférieur).
Les os de la tête sont broyés sauf les mâchoires. Les os à paroi mince et riches en moelle sont mangés en leur milieu. La peau est avalée en même temps que la chair. Le contenu de la panse, les omoplates, les os du bassin, le tibia, le radius, le cubitus, les métatarses et les métacarpes sont laissés de côté. Habituellement il faut 3 ou 4 jours pour réaliser les deux premières étapes le régime alimentaire des loups étant ponctué de périodes de jeûne et de gavage.
Les nécrophages Des quantités importantes de viande sont substituées aux loups par les nécrophages de toutes sortes. En effet, autour des carcasses de cervidés abattus par les loups, des geais, aigles, renards, coyotes et autres corbeaux s’agitent. D’ailleurs les loups et les corbeaux sont inséparables. Ils se surveillent tout le temps. Dès que les loups trouvent de la nourriture les corbeaux le savent. Lorsque l’on voit des corbeaux voler au dessus des arbres cela nous fait penser à la présence d’une carcasse. Quand les loups se nourrissent, les corbeaux perchés sur les arbres attendent patiemment que la meute, gavée, quitte la carcasse pour se reposer. A force de côtoyer les loups, les corbeaux s’alimentent à même les restes de ces prédateurs sans être eux-mêmes mangés par ces derniers.
Taux de consommation La quantité de viande ingérée quotidiennement est estimée entre 2, 2 et 3, 3 kg par loup. Ces taux sont considérés comme faibles car certains pensent qu’un loup doit consommer un minimum de 3, 2 kg de viande par jour pour bien se reproduire. Pour combler leurs besoins énergétiques, les loups doivent s’alimenter avec d’autres sources de nourriture : des appâts laissés par les chasseurs, des carcasses d’orignaux ou de cerfs blessés à la chasse et non récupérées.
Fréquence d’abattage des proies Une carcasse de cervidé donne un nombre fini de repas. Plus la meute est petite plus elle restera auprès des proies abattues pour la dévorer. Par exemple une meute de 5 loups mettra environ 10 jours à nettoyer une carcasse d’orignal adulte et un peu moins de trois jours pour un jeune orignal.
Technique de chasse Les loups testent leurs proies lors d’une course de moins de 6,5 km. Si la proie distance les loups dans les secondes qui suivent sa découverte, ils laissent tomber leur poursuite et essaient de trouver une proie moins vigoureuse. C’est lors de ce test que les cervidés vieux, faibles, malades ou inexpérimentés sont détectés. C’est un peu le mécanisme de sélection des proies des loups. Durant cette course, les cervidés utilisent la topographie des lieux pour échapper à leurs prédateurs ainsi que les loups, qui eux l’utilisent, pour réussir leur chasse. |
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Rôle du loup dans l'écosystème et relations loups/proies (le 01/02/2007 à 21h07)
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Rôle du loup dans l’écosystème et relations loups proies
Rôle du loup Dans un écosystème, les relations entre les différentes composantes s’établissent à travers la chaîne alimentaire. A la base de la chaîne alimentaire on trouve la végétation qui puise son énergie par la photosynthèse puis les herbivores et enfin les carnivores. Le loup se trouve au sommet de cette chaîne. Le nombre de loups devrait donc être déterminé par l’abondance des proies qui elles-mêmes devraient dépendre de l’abondance de la végétation.
Il existe deux hypothèses relatives aux mécanismes de contrôle des niveaux de la chaîne alimentaire. - La quantité de nourriture déterminerait le nombre d’herbivores et donc par la suite le nombre de carnivores. - Ce sont les prédateurs qui régulariseraient le nombre d’herbivores et donc qui influencerait la quantité de végétation. On pourrait penser que ces deux hypothèses sont opposées mais en fait elles opèrent simultanément.
Doté d’écosystèmes variés (toundra, pessière, forêt mixte) ainsi que de différentes proies potentielles pour le loup (orignal, caribou, cerf) le Québec offre un territoire privilégié pour l’étude des relations loups / proies. La présence du loup dans un écosystème équilibré montre que celui-ci régularise l’abondance de ses proies. Il prévient les éruptions de populations et en même temps il prévient la destruction ou la modification de l’habitat de ses proies. En effet, l’absence de prédateurs sur l’île d’Anticosti a permis un accroissement considérable du nombre de cerfs qui, par leur broutement, élimine petit à petit la présence su sapin baumier sur l’île.
Le loup peut aussi être influent sur la population de prédateurs plus petits. En effet, sans les loups ou autres grands prédateurs, on trouve en plus grande quantité des prédateurs généralistes plus petits tels que le renard, la mouffette rayée ou la raton laveur. Puisque ces petits prédateurs ne craignent plus d’être tués par des prédateurs plus grands, ils exercent sur des espèces encore plus petites qu’eux un grand nombre de prélèvement puisqu’ils sont plus nombreux. Ces nombreux prélèvements entraînent des modifications dans la composition et l’abondance de leurs proies (ils sont nombreux, ils mangent plus de proies donc il y a de moins en moins de proies disponibles pour eux).
Le rôle des carnivores et notamment celui du loup est important et unique dans un écosystème. La prédation entraîne de nombreuses répercussions complexes qui s’exercent sur plusieurs espèces et cela peut prendre des dizaines d’années avant d’en voir les conséquences. Certains recommandent d’ailleurs la réintroduction de grands prédateurs pour le maintien de la biodiversité. Dans cette perspective, le loup serait une espèce clef.
La relations entre le loup et ses proies L’orignal : quand les orignaux sont abondants, les loups s’attaquent aux individus faibles ou malades ce qui a peu de conséquence sur la reproduction du cervidé. Le loup n’a pas vraiment d’impact sur cette population. C’est lorsque les proies sont moins nombreuses que les loups causent un effet en maintenant une densité faible par rapport à ce que pourrait supporter leur habitat.
Le cerf de Virginie : Les populations de cerfs sont en augmentation ces dernières années vu les meilleures conditions hivernales, la protection des biches mise en place. Les loups ne contrôlent pas cette population. Par contre si les hivers devraient redevenir plus rigoureux, non seulement cet accroissement pourrait être freiné mais on pourrait observé un déclin du nombre de cerfs. A ce moment là il faudrait intervenir pour réajuster le rapport loup / cerf par une limitation de la chasse par exemple.
Le caribou : les loups n’ont pas d’effet sur la démographie sur la harde de caribous du Nord. Ils peuvent juste influencer le nombre de caribous lorsqu’ils sont regroupés en petite harde.
Le taux de mortalité des loups Les causes de mortalité d’origine humaine sont nombreuses : piégeage, accidents de la route et chasse. Elles exercent donc une pression importante sur les populations de loups au Québec. Le piégeage est la méthode de prélèvement la plus populaire. L est très rare qu’un piégeur prélève plus de deux loups par saison. La majorité des piégeurs et des chasseurs prennent entre un et deux loups par an. Autre cause de mortalité importante, la malnutrition. Surtout là où les orignaux sont peu nombreux. |
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La gestion actuelle du loup (le 01/02/2007 à 21h09)
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La gestion actuelle du loup
Aspects légaux et réglementaires La loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune protège le loup au Québec puisque celui-ci ne peut être prélevé qu’à une certaine période de l’année plus précisément du mois d’octobre au mois de mars de l’année suivante. C’est une période pendant laquelle sa fourrure a une valeur commerciale. Cette période de prélèvement n’inclue pas la période de mise bas et d’élevage des jeunes. Les tanières ne doivent pas être détruites.
Le loup gris n’est pas menacé d’extinction au Québec.
Règlements de chasse Pas de limites du nombre de prélèvements autant pour la chasse et le piégeage. Le loup peut être tué avec toutes les armes permises par la loi c’est à dire les armes à feu, l’arc, l’arbalète. Il peut être également chasser par les chiens. Interdiction par contre de chasser un loup à l’aide d’un véhicule ou d’un avion ainsi que de tirer à partir de ces deux moyens de transport. Le loup peut également être capturé par la pose de pièges et de collets conforme à la réglementation en vigueur (pièges sans cruauté).
Tout individu prélevé doit être déclaré à un agent de protection de la faune. La captivité de loup à des fins personnelles ou récréatives est interdite au Québec. |
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Interactions entre les loups et les humains (le 01/02/2007 à 21h10)
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Interactions entre les loups et les humains
Aspects économiques Le marché du loup, malgré le prix élevé d’une peau de loup (variation de prix de 1984 à 2000 entre 66$ et 215$), est un petit marché. C’est un marché qui se place au 10ième rang de la valeur des ventes de fourrure après le castor, la martre d’Amérique, le rat musqué, le renard roux, la loutre, le raton laveur, le pékan, le vison et le coyote. Les peaux de loups servent aussi dans les domaines de la décoration et de la taxidermie. La majorité des peaux de loups sont exportées aux Etats-Unis et en Asie.
Aspects sécuritaires Rares sont les accidents entre des loups agressifs et des humains. Lorsque ces incidents arrivent ils ne provoquent que très rarement des blessures sérieuses. Le loup évite de croiser ou de se manifester à l’homme. Il peut éprouver de la curiosité et s’approcher de lui pour mieux l’identifier. Parfois, il arrive à surmonter sa peur et à se montrer agressif envers les humains. De plus, la rage, la peur ou la surprise peut pousser l’animal à avoir un comportement inhabituel. En 100 ans (1900-2000), 28 attaques de loup ont été répertoriés dans l’ensemble des territoires canadiens. On en compte 1 843 dont 556 mortelles en Europe, Asie et au Moyen orient au cours de la même période. Cette différence sur le sol nord américain est vraisemblablement due aux rencontres loups - hommes peu nombreuses sur ce territoire. |
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Conclusion (le 01/02/2007 à 21h12)
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Conclusion
Si plusieurs personnes prônent l’élimination du loup pour avoir plus de gibier et protéger le bétail, on peut remarquer une évolution des mentalités. En s’appuyant sur la gestion écologique des populations animales, on a pu voir que la prédation jouait un rôle seulement secondaire lorsque les proies vivaient dans des conditions climatiques favorables en dehors de toute chasse ou surexploitation. Cette argumentation s’est donc trouvée affaiblie. Mais entre les pro loups qui ont une image seulement favorable de cet animal et les partisans de l’élimination, on peut trouver une position plus modérée. Il semble que le loup reconquiert petit à petit une image plus positive. Mais que l’on soit pour ou contre ce qui semble important c’est que sa gestion s’appuie dans une perspective de développement durable c’est à dire reconnaître son rôle dans l’écosystème, mettre en valeur sa fourrure d’une façon respectueuse ainsi que ses talents de vocalisateur.
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